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Votre enfant n’a pas d’amis ? C’est grave ?

Vous souvenez-vous de vos récréations dans la cour de l’école, avec vos copains ? C’était bien de jouer avec les autres, de courir comme des fous pendant les quelques minutes de pause ! C’était l’époque où vous partagiez tout avec eux, vos goûters, vos jeux, vos préoccupations. Vous étiez un enfant, et un ado ensuite, très extraverti, un leader, celui que tout le monde voulait comme ami. Aujourd’hui, vous êtes parent…et votre petite ( petit ) Alex ne vous ressemble pas du tout. Elle reste seule dans son coin et ne parle à personne, lui, semble exclu par les plus grands de son école…Votre enfant n’a pas d’amis…

S’agit-il d’un isolement volontaire ou d’une mise à l’écart concertée ? La différence est importante car elle induit dans le second cas une souffrance de l’enfant.

Les raisons de l’ostracisme

  • Votre enfant est timide : c’est une des causes les plus faciles à identifier. L’enfant manque de confiance en lui et se coupe volontairement des autres car il ne se sent pas à l’aise. Le danger que cette mauvaise image de soi peut provoquer est de transformer le petit en souffre douleur ! On sait à quel point les enfants sont sans pitié et s’acharnent sur les ‘faibles’. 
  • Votre enfant en fait trop : il la “ramène” sur tout. Il a le plus beau smartphone, c’est un super champion de tennis, de foot….Il insupporte les autres. Avec du charisme, ce sera un leader mais sans force de caractère il se fera éjecter du groupe d’amis…Surtout si socialement il est différent par son accent ou son vocabulaire par exemple.
  • Votre enfant est à part : il a des goûts particuliers, il est supérieurement doué, adore lire alors que le portable règne…Il ne peut ( et probablement ne veut pas ) rentrer dans un groupe trop ‘banal” pour lui. Ou alors il ne se plie pas aux contraintes vestimentaires, musicales des autres. 
  • Votre enfant se cherche : surtout à la pré adolescence, il a du mal avec son genre…Il ne se sent pas ultra viril ou elle n’a pas vraiment de désir de séduction. Or la compétition à l’école ou au collège est dure…Ainsi le jeune risque, là encore, de devenir le souffre douleur des autres. Il risque aussi d’endosser un rôle pour se faire accepter. C’est dangereux pour son équilibre. 
  • Votre enfant subit une rupture affective et est harcelé : sa meilleure amie ( cela arrive plus aux filles ) la délaisse et devient horrible avec elle, initiant le harcèlement du groupe à son encontre. Ce cas de figure est très dangereux et exige une réaction rapide des parents. 
  • Votre enfant subit des violences de tous ordres : ce cas exige aussi une immédiate réaction de la part du monde adulte.
  • Votre enfant en a assez du groupe et s’isole volontairement : le jeune se cherche ou a besoin de faire un break avec les autres. Inutile d’intervenir. Il n’a pas d’amis par choix !
  • Votre enfant a une attitude inappropriée, est agressif, asocial. Le problème est plus complexe à traiter. 

Comment et quand aider un enfant sans amis ?

Essayez de comprendre

Soyez attentif au comportement quotidien de votre enfant. Est-il proche des membres de la famille, est-il indépendant, préfère-t-il jouer sur son ordi ou sur la play plutôt que de sortir avec les autres? Est-il réservé ? A-t-il des passions peu communes ? Vous semble-t-il anxieux ? Cela va vous aider à proposer des solutions adaptées, à intervenir rapidement…ou à laisser faire dans le cas d’un enfant qui est juste peu communicatif.

Ouvrez le dialogue

En effet, c’est à vous parents d’essayer d’ouvrir le dialogue ! Ce n’est pas toujours facile et surtout pas avec les pré ados en guerre contre le monde adulte et c’est normal ! A vous aussi de rassurer votre enfant et de le mettre en confiance. Montrez lui que vous êtes là pour lui sans le harceler ni le brusquer bien sûr en lui demandant toutes les 3 minutes ce qui ne va pas. Ne soyez pas réactif à ses provocations. Mais n’ignorez pas pour autant, ce qui n’est pas facile ! 

Valorisez le au maximum ( sans en faire trop non plus, il n’est pas stupide ). Ne le forcez jamais à aller vers les autres ou à faire quelque chose qui lui répugne, c’est contre productif ! Essayez de lui donner des responsabilités bénéfiques pour elle ou lui. Par exemple s’occuper d’un animal, d’une personne âgée de la famille, de son petit frère…

Interrogez le, si il se plaint qu’il n’a pas d’amis, sur de potentielles relations. Demandez lui comment il aimerait les rencontrer par exemple. Proposez des séances de play à votre geek en herbe avec ses “potes” ! 

Vérifiez bien que vous n’êtes pas involontairement la source du problème en habillant (ou coiffant ) votre enfant de tenues qui lui font honte ou qui sont inadaptées à son collège ou à son école. Il faut être “cool” pour être aimé et dans la norme !

Rapprochez vous d’autres parents pour parler des difficultés de votre petit, ils pourront certainement vous donner un coup de main..Par exemple, ils pourront amener votre fille et la leur à la piscine. Cela va briser la glace entre elles, qui sait ?

Votre enfant est passionné d’astronomie ? Il code comme un fou à 7 ans ? Inscrivez le à un club ! Là il va rencontrer des enfants comme lui, avec les mêmes hobbies ! Il trouvera enfin des amis avec qui échanger ! 

Proposez aussi des activités sportives ou créatives. Demandez lui ce qui lui plait. Votre progéniture rencontrera d’autres amis avec qui il nouera des liens. N’insistez pas par contre, si il se braque tout de suite…

Faites appel à des spécialistes

Il faut bien faire la différence en effet entre ce qui est pathologique et ce qui ne l’est pas. Un enfant qui a des troubles du comportement, qui est dépressif doit être pris en charge par des professionnels de la santé. Vous ne pouvez pas seul l’aider à avancer et à aller mieux.

Mobilisez aussi avec les membres de l’équipe pédagogique de l’école ou du collège. Parlez au directeur : si harcèlement il y a, il faut intervenir ! Vous verrez bien que votre enfant est perturbé, ne dort plus ou perd l’appétit !

Pour conclure, il est primordial d’évaluer les raisons de l’exclusion ou de la solitude de l’enfant et de l’ado. En effet, dans beaucoup de cas où l’enfant n’a pas d’amis, cet isolement est voulu, ponctuel et nécessaire. Il permet en effet d’évoluer, de se chercher et de chercher sa place. Il peut aussi correspondre à une lassitude liée à une sur sollicitation d’activités ludiques, sportives… 

Chaque rentrée est un nouveau départ pour les jeunes, elle ouvre la porte à de nouvelles rencontres, c’est parfois même une vraie rupture avec la rentrée au collège. Laissez à vos enfants le temps de s’adapter mais restez vigilant sur leur comportement social. Intervenez si vous sentez qu’il y a malaise. Un enfant qui n’a pas d’amis n’est pas forcément un problème mais la situation reste à surveiller.

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