Mon enfant n’arrive pas à dormir, que faire ?

Non, cela n’arrive pas qu’à moi !
Selon les pédopsychiatres, un enfant est censé dormir paisiblement à tout âge. Cependant, rejoindre les bras de Morphée n’est pas toujours si simple !
Rien de plus pénible le soir quand votre enfant doit aller se coucher et que commence les rituels qui n’en finissent plus pour rester éveillé ! D’abord pour faire pipi, puis pour boire et pour nous raconter « un truc hyper important » !!
La nuit qui arrive signifie pour l’enfant la séparation d’avec ses parents, le saut dans l’inconnu ! Le sommeil !

Les facteurs qui empêchent votre enfant de dormir peuvent être multiples et diffèrent selon les âges. Votre enfant se réveille plusieurs fois par nuit ou la nuit tombée, il n’arrive pas à fermer les yeux du tout. Quelques fois même, il s’endort en pleine journée…?
Pas de panique ! Des solutions existent ! Parfois simples, comme un changement d’attitude, de rituel ou une simple discussion… Nous vous proposons pour vous aider dans cet article, une analyse des causes possibles et ses solutions. Bonne lecture !

Les causes qui empêchent un enfant de s’endormir

Les causes d’ordre physique ou pathologique.

L’intervention d’un spécialiste (pédiatre, médecin de famille, psychologue, pédopsychiatre, homéopathe…) permettra de résoudre les problèmes de sommeil de l’enfant qui peuvent être de l’ordre physique (tel le reflux gastrique), traumatique lié à un évènement, ou psychique.
Un rythme un peu soutenu et fatiguant, le bain, le dîner en quatrième vitesse le soir, la frustration de longues journées éloignées de ses parents : l’enfant ne jouit alors pas suffisamment de temps disponible avec eux.
De même, une heure de coucher trop tardive, l’exposition à un écran de télévision, tablette, mobile ou d’ordinateur avant le coucher sont bien sûr à proscrire.

Les causes psychologiques.

Le comportement dit “intrusif” de l’enfant : il arrive ainsi fréquemment qu’involontairement, les parents n’aient pas placé suffisamment de limites. Et notamment le fait du distingo » moments où l’on est en famille et d’autres réservés au couple ». Il faut alors aider l’enfant à les différencier pour le bien être sain de tous.
La peur du noir ou plutôt la crainte de ce que l’on imagine dans le noir à savoir des monstres, des fantômes… Celles-ci se transformeront avec l’âge en peurs nocturnes, axées alors sur des voleurs, des kidnappeurs.
Les angoisses liées à la prise de conscience de la vie en grandissant (l’âge de raison), à savoir par exemple la peur de la mort et celle de perdre ses parents.
Des difficultés relationnelles ou scolaires au collège ou au lycée, lors de l’adolescence.
Le conditionnement de la présence père / Mère pour s’endormir. Il est donc clair que le jour où cette présence manquera, votre enfant aura toutes les difficultés à s’endormir.

Les solutions pour aider votre enfant à s’endormir

Le dialogue quand il est possible selon l’âge de votre enfant, est essentiel.

Il faut en premier lieu essayer de comprendre pourquoi l’enfant refuse ou n’arrive pas à dormir et, dès que son âge le permet, discuter avec lui pour découvrir son ou ses tracas.
Il est primordial de donner la parole à l’enfant, de l’accompagner, le sécuriser et le rassurer.

Il est important dans tous les cas de garder son calme et d’observer votre enfant. Inutile de le disputer ou de le culpabiliser. Tentez plutôt d’ouvrir le dialogue avec lui.
Il est important de vérifier et de suivre si du côté de son école tout se passe bien. Les enfants cachent parfois leur mal être scolaire, tant au niveau de l’apprentissage (qui lui se dessine assez rapidement) qu’au niveau des relations avec leurs camarades, beaucoup plus délicat à cerner.

Instaurer des rituels pour aider votre enfant à s’endormir

Les enfants aiment les rituels, alors qu’à cela ne tienne, il faut que le parent en instaure.
L’heure du coucher doit toujours être la même pour des circonstances identiques. On peut dire que globalement il y a 3 grandes catégories d’évènements pour le coucher : les veilles d’école, la veille des week-end, pendant les vacances. A ces 3 évènements peuvent être associées des heures de coucher différentes mais au moins votre enfant à des repères.

L’aider à se détendre et à retrouver un bon rythme de coucher.

Les vacances apparaissent alors comme un moment propice pour modifier en douceur l’habitude de coucher tardif et ainsi repartir sur de bonnes bases. Car oui, les enfants ont besoin d’un cadre pour se construire.
Etablir une routine qui prépare à la nuit : brossage des dents, moment de lecture serein, bain, verre de lait tiède sont autant d’actions qui peuvent devenir un rituel et aider à retrouver l’esprit de sommeil chez votre enfant.

Réorganiser les journées afin que l’enfant ait un peu plus de temps pour profiter de ses parents avant d’aller au lit et qu’il accepte de s’en séparer ensuite plus facilement. Il faudra alors savoir rester ferme et se tenir à ce nouveau rituel, quitte à laisser l’enfant bouder ou pleurer un peu, le temps qu’il s’y fasse. C’est uniquement pour son bien. Lui faire alors accepter l’idée et lui expliquer que l’on peut passer des moments séparément, que tout va bien, qu’il n’a rien à craindre et qu’il est en mesure de se débrouiller tout seul, que vous allez revenir.

Prenons l’exemple des couchers veilles d’école.

L’extinction des « feux » est prévue à 21h. Dans ce cas, vous l’informez qu’à 20h30 il devra aller se laver les dents, aller aux toilettes…
Anticipez et gérez toutes les excuses et préparatifs habituels qui lui servent à ne pas se coucher : « Y a un monstre dans mon placard ! », « je n’aime pas ce pyjama », …

Aidez -le s’il a moins de 5 ans, sinon laissez-le faire. Il est important qu’il fasse par lui-même.
Ainsi, une fois qu’il aura terminé, vous pouvez le complimenter et lui proposer soit de rester avec lui jusque 21h soit de rester quelques minutes puis le laisser lire…
C’est l’occasion de renforcer votre relation.

Ainsi il pourra se détendre, vous raconter ses petites histoires… C’est un moment d’intimité et de plaisir.

Lui privilégier un espace de sommeil apaisant et sécurisant (doudous, endroit calme, veilleuse si besoin, etc.) est également essentiel pour qu’il se détende.

Autre situation réelle, si l’enfant refuse de dormir ailleurs que dans la chambre parentale et que le couple va mal, l’enfant peut constituer inconsciemment un bon alibi à l’un des parents pour lui éviter de se retrouver en tête-à-tête avec l’autre. Chacun des membres de la famille doit donc reprendre sa place pour permettre à l’enfant de retrouver un bon équilibre.

Pourquoi mon enfant se relève sans cesse alors que je l’ai couché ?

Arrive l’heure fatidique de l’extinction des lumières ! Le bisou et le câlin sonnent la fin du rituel. Il est l’heure de dormir.
Oui mais voilà, certains enfants ne vont avoir de cesse que de se relever, d’appeler…L’enfer commence !

Chaque fois que l’enfant va réussir à faire intervenir ses parents, il va renforcer ce comportement.
C’est là que commence le cercle infernal …

Il va donc le répéter puisque ça marche ! La seule solution est de le rassurer afin d’éviter qu’il ne se lève. Cela peut passer par le fait d’être présent le temps de l’endormissement, non pas de dormir avec lui mais d’être assis près de la porte par exemple. Ça n’est pas forcément rigolot (surtout quand on veut aller se détendre dans son canapé en fin de journée) mais ça fonctionne bien. Au bout de quelques jours, votre enfant n’aura plus besoin de votre présence.

Mais quelles sont les raisons de ces difficultés ?

La peur est le premier moteur. Les enfants ont besoin d’être rassuré lorsqu’ils vont se trouver seuls dans leur lit.

Concernant les peurs nocturnes de l’enfant, il est primordial de ne pas les dédramatiser et le fait de les écouter lui permettra de partager son émotion avec nous en lui prouvant qu’il n’est pas tout seul à devoir les gérer.

Par exemple, dire à un enfant qui a peur de monstres que ces derniers n’existent pas, c’est démontrer à l’enfant que l’on ne reconnaît pas sa peur. Alors que si on lui dit : “Ah bon des monstres, je comprends que tu n’arrives pas à dormir et as-tu peur d’autres choses ?”, cela permettra de lui laisser parler de sa peur et de voir si cela ne cache pas d’autres angoisses car souvent les enfants parlent par métaphores, comme le souligne le pédopsychiatre Rafi Kojayan.

Ainsi, un enfant pourra désigner sa peur par “le loup”, mais en creusant un peu, on découvrira par exemple qu’il se cache derrière « le loup », un enfant qui l’embête à l’école. Ces discussions et ce temps passé à dialoguer avec lui de ses angoisses vont permettre de les désamorcer. Et cela fonctionne à tous les âges.

Que faire si mon enfant se réveille toutes les nuits ?

C’est un problème difficile à gérer d’autant plus qu’en pleine nuit on n’a pas du tout les idées claires… Voici quelques astuces à suivre précisément :
– Ne vous énervez pas, ne râlez pas auprès de votre enfant lorsque cela arrive. Soyez calme et rassurant.
– N’allez pas dans la chambre de votre enfant sauf si c’est absolument nécessaire. La plupart du temps, il va se calmer seul.
– N’entamez pas de discussion en pleine nuit et contrôlez vos émotions car vous risquez sous l’effet de la colère de réveiller toute la famille ! Restez SILENCIEUX.
– Le plus souvent, l’enfant se lève parce qu’il a envie d’aller aux toilettes ; accompagnez-le, toujours en silence. S’il fait un cauchemar, qu’il y a de l’orage, rassurez-le calmement, en le ramenant dans sa chambre, sans discussion.
– N’allumez pas la lumière, restez dans le noir.
– Raccompagnez le dans son lit. Bordez-le. Restez quelques minutes près de la porte. Ne dormez surtout pas avec lui car vous aurez un mal fou à stopper cette habitude ! Il ne voudra probablement plus retourner dormir dans son lit.

Si vous respectez ces consignes, vous verrez qu’au bout de quelques jours ou semaines, ces réveils nocturnes disparaitront.

Il est important pour que l’enfant soit apaisé et accepte de dormir qu’il y ait des rituels. Les enfants ont besoins de cadres et d’actions répétitives pour se sentir rassurés.
Bien entendu, les écrans sont à proscrire car ils excitent l’enfant.
Enfin, il faut rester comme toujours ferme. La fermeté permet aussi à votre enfant de se sentir protégé car vous serez le gardien de son sommeil !

CONCLUSION :

Si souvent les problèmes de sommeil sont passagers et se règlent facilement grâce à de petits rituels, il est cependant important de ne pas les négliger s’ils perdurent. En effet, le manque de sommeil de votre enfant est un facteur de risque de certaines maladies qu’il peut développer comme l’obésité, le diabète, l’affaiblissement de son système immunitaire, la dépression, l’hyperactivité voire un décrochage scolaire pour ne citer que celles-ci. N ‘hésitez pas à consulter un spécialiste si rien n’y fait.

Mais dans un premier temps, testez nos conseils ci-dessus pour l’aider à retrouver l’endormissement et le bien-être. Certains signes vous montreront alors que votre enfant a enfin retrouvé le sommeil : il finira par s’endormir seul, se frottera les yeux, baillera sans cesse, deviendra totalement grognon ou hyperactif au moment de l’heure du coucher ! Son horloge biologique sera régulée et nous n’aurons plus qu’à lui souhaiter de merveilleux rêves au doux pays des fées !

Du bon sens et beaucoup d’amour viendront dans la plupart des cas à bout de ce problème.
Vous êtes confronté(e) à ce souci, souhaitez nous faire part de vos idées et les partager avec d’autres parents ? N’hésitez pas à nous envoyer un email afin de rejoindre la communauté HOPINOY !
A très bientôt !

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