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Mon enfant n’a pas d’amis …

Ce n’est un secret pour personne, les enfants entre eux peuvent être très durs, injustes, directs et même quelquefois cruels.
Ils veulent affirmer et forger leur personnalité, parfois aux dépens des autres.

Il arrive alors souvent qu’un enfant s’isole ou soit d’emblée isolé par ses semblables.

Même si cette situation évolue généralement avec le temps et l’âge, elle peut être réellement traumatisante à vivre et douloureuse, entraînant aussi par cascade, un dégout pour l’école.

L’ostracisme et ses causes:

Les motifs à l’origine de la solitude d’un enfant peuvent être très variés.
Il est certain que la génération actuelle n’aide pas : ses modes toujours plus éphémères et souvent superficielles, ses nouvelles technologies, entraînent la volonté « d’avoir toujours plus que les autres ». Ou du moins pareil !

Aujourd’hui, il faut souvent se « calquer » aux autres à l’école pour être accepté et notamment en matière d’apparats.

Cependant, l’ostracisme est un fait depuis toujours. Il est souvent la cause de comportements inappropriés de l’enfant :
Il n’est pas rare que l’enfant par sa timidité intrinsèque et son manque de confiance en lui, s’isole de lui-même inconsciemment par son attitude jugée comme fuyante envers les autres.

Marie, 40 ans, à l’époque très introvertie, se souvient : ” La récréation à l’école et au collège, était pour moi un calvaire, j’étais seule dans mon coin, isolée de tous et je pleurais à l’abri des regards. C’était une véritable souffrance, je n’osais pas en parler à mes parents, j’étais moquée et humiliée. La situation s’est améliorée au lycée quand j’ai pris confiance en moi peu à peu. Aujourd’hui quand j’y repense et avec du recul, je suis sûre aussi d’en avoir été la cause. Ma timidité m’isolait des autres, j’avais peur, je n’osais pas, et j’enviais mes camarades qui s’amusaient. Je n’étais invitée à aucune fête. Je me suis isolée des autres de par mon attitude solitaire, je n’étais pas avenante, ni souriante, cela ne donnait pas envie aux autres de venir vers moi et de me côtoyer. Je rajoute à cela bien sûr le manque de discernement de mes camarades, mais nous étions jeunes ! ”

A l’inverse certains enfants font preuve d’égoïsme, voire d’agressivité à l’égard de leurs camarades, et même des adultes. Ils ne sont pas partageurs, ni enclins à aller vers les autres, ils se montrent même parfois violents envers ces derniers. En réaction, les autres tendent bien naturellement à les éviter.

Les comportements inappropriés chez l’enfant peuvent être dus à un trouble psychologique ou encore au fait que leur socialisation ne s’est pas accomplie correctement lorsqu’ils étaient plus jeunes, à une faible estime de soi accrue alors d’autant plus si l’enfant est victime d’ostracisme.

Que faire quand notre enfant a des difficultés à se faire des amis ?

Ces situations doivent être prises rapidement au sérieux pour éviter la création d’un cercle vicieux douloureux. Elles sont heureusement souvent transitoires mais peuvent néanmoins apporter une grande souffrance à l’enfant.

Il faut alors être à l’affut, réceptif, ouvrir le dialogue, poser les bonnes questions, même parfois celles vous semblant innocentes… Ceci vous permettra de savoir si votre enfant est bien intégré ou non dans son environnement.
Marie n’osait pas en parler à ses parents, mais ses parents pensaient-ils à l’éventualité d’une telle situation la concernant ?

Il est normal de vous inquiéter, mais prenez du recul. Il ne sert à rien de faire des reproches à l’enfant, qui déjà possède une faible estime de soi. Il n’en sera d’autant plus que doublement perturbé et attristé.

Restez objectif, tentez de comprendre l’attitude de votre enfant envers les autres afin de lui expliquer les choses et de lui faire réaliser par un jeu de rôle par exemple, sans remettre la totalité de la faute sur ses camarades ou le personnel enseignant bien sûr.

Votre enfant doit reprendre confiance en lui et comprendre la situation. Certains enfants sont moins aptes naturellement que d’autres à se sociabiliser. Respectez alors son rythme, sans pression.
Encouragez-le, parlez-lui de ses qualités, mettez -les en avant… Un rendez-vous avec le personnel enseignant à ce sujet pourra aussi peut-être vous aider à y voir plus clair.

Les activités sportives, extra-scolaires sont aussi un très bon moyen de mettre fin à l’isolement. Elles peuvent même provoquer en lui la découverte d’une nouvelle passion !

Organisez des activités, encouragez-le à s’exprimer en société, invitez ses camarades, privilégiez les jeux de groupes afin de nourrir une interactivité…

N’oubliez pas que c’est l’enfant lui-même qui devra affronter son problème sur le terrain et trouver les moyens de le régler. Mais vous êtes là pour l’aider à franchir ce cap et avancer. De plus, souvent, le seul fait de trouver un unique camarade fiable, débloque la situation d’isolement.

Du dialogue, de la patience, et toujours beaucoup d’amour lui permettront de faire face à son possible désarroi actuel et lui redonner enfin le sourire !

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