Gérer les conflits entre les enfants

Gérer les conflits entre mes enfants

Les disputes dans la fratrie sont sont souvent difficiles à comprendre

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur n’est pas toujours facile pour l’ainé. Les causes de disputes entre frère et soeur sont multiples et parfois déconcertants pour nous, parents. D’ailleurs, nous ne cherchons souvent pas leurs origines; disons que c’est une fatalité ! Alors faut il gérer les conflits entre nos enfants ?

Les conflits entre frère et soeur sont des stimulants dans la construction psychique de nos enfants

C’est au travers de cette fratrie que les enfants vont se découvrir. Ils vont apprendre a se connaitre et apprivoiser leurs propres identités; en se comparant et en se différenciant justement de leurs frères et sœurs.

Les cadets vont se nourrir des ainés et prendre exemple. L’un et l’autre vont se construire ensemble mais aussi via leurs oppositions. Il est important que chaque enfant soit alors valorisé pour ce qu’il est. 

Dans le processus de construction et d’identité psychologiques, l’influence de la fratrie joue un rôle majeur. Cadet ou benjamin, amis ou ennemis, opposés ou complémentaires, telles sont leurs différences. Le lien génétique les unissant à la base ne peut être nié; il fonde une identité collective.

Dans une fratrie, les conflits entre enfants qui alternent avec de la complicité sont normaux et sains. Ils permettent aux enfants de s’affirmer. Aussi, notre rôle est aussi de les aider à faire de leurs différences, une force complice dans un respect mutuel.

Les différences d’âge entre frères et sœurs peuvent être sources de rivalité ou de conflits plus ou moins importants. Mais l’intensité émotionnelle qui en ressort est immense et unique à chaque fratrie. Il est difficile pour nous parents de gérer ces mécanismes.

Et il serait utopique de penser que nous avons le plein contrôle. Cependant, notre rôle est de les aider à accepter leurs inégalités et leur diversité. Cela permettra un partage accompli et une entente optimale.

Faut il intervenir dans les conflits entre nos enfants ?

Gérer les conflits de nos enfants tourne parfois au casse-tête. Mais il est nécessaire de réaliser que petit, l’enfant ne cherche pas forcément volontairement le conflit. Il a du mal à maîtriser ses émotions et peut alors avoir un comportement inopiné, engendrant un conflit.

A nous de juger la situation. Ne pas intervenir spontanément dans les chamailleries peut être très utile pour aider à responsabiliser les enfants; sur la gestion de conflit et celle de leurs émotions. Leur apprendre à jouer la médiation et à gérer eux-mêmes les conflits. Ce contexte d’apprentissage leur permettra de grandir positivement.

En cas d’intervention lors d’une dispute, il sera nécessaire de prendre en compte les deux affects. Etre juste, empathique et dialoguer avec chacun. Décrire la situation, les causes du conflit et ses effets, sans superflu. Nous éviterons de juger et nous mettrons des mots simples sur la situation. Il faut la dédramatiser et se montrer compréhensif. Leur faire prendre du recul avec calme sur ces conflits. Car la punition n’est pas utile et pourra créer plutôt un sentiment d’injustice, en envenimant la situation. Tandis qu’une neutralité percutante pourra davantage faire réfléchir.

Stopper les disputes récurrentes

Si les disputes sont récurrentes, gérer les conflits des enfants est épuisant. S’ils n’arrivent pas eux-même à les stopper, vous pouvez calmer la tension en les séparant. Les laisser vaquer chacun à leurs occupations et se défouler leur permettra de décompresser. Il est important ensuite de laisser la parole à tous, puis un à un, de les interroger. Il faut écouter, les laisser exprimer leurs ressentis et frustrations. Encouragez-les à communiquer, écoutez leurs arguments, leurs objections. Essayez de leur faire trouver par eux même une solution réalisable et juste, sinon aidez-les dans cette démarche. Décrétez ensuite un suivi de cette solution afin que la situation de conflit ne se reproduise pas.

Dans tous les cas, peur, moqueries, violence et intimidation de l’un envers l’autre doivent être proscrites et fermement recadrées. Ces dévalorisations ne sont tout simplement pas acceptables.

La notion de partage est souvent la source des conflits chez les frères et soeurs (article du blog des supers parent sur le sujet). Prouvez-leur alors au quotidien une communication altruiste et ses avantages, montrez aussi l’exemple !

Le but n’est pas l’obligation de partage, car elle peut être frustrante. Mais un exercice de partage spontané équitable qui pourra les forger aussi pour leur vie d’adulte.

Garder une attitude bienveillante

Les conflits entre enfants sont inévitables et stimulent in fine la fratrie. Nous devons les accepter. Souvent ils partent d’un sentiment de rivalité et de domination inconscientes entre frères et soeurs . Reflets de l’âme de nos enfants et de leur envie de représentation à notre égard, ils traduisent leur envie d’exclusivité et la concurrence de notre amour.

Soyons impartiaux et décryptons avec eux les situations conflictuelles. Posons des limites claires s’il le faut. A nous de ne pas tomber dans le piège malsain de la comparaison entre ses enfants. Cela ne ferait que faire perdre confiance à l’un et le venger sur les faiblesses de l’autre. Mais cela veut pas dire les traiter de la même manière. Il s’agit de ne pas « leur coller une étiquette bateau réductrice » tel un adjectif (la rêveuse, la paresseuse, etc…).

Notons également que notre historique fraternel peut aussi nous influencer dans nos décisions et comportements, à nous de les analyser si besoin. Si rien ne va plus, un professionnel pourra nous aider.

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