Comment_definir_notre_role_de_parent

Comment définir notre rôle de parent ?

Nous ne sommes pas formés pour devenir parents et nous en découvrons les difficultés avec nos enfants.

Nous avons tous eu des certitudes sur l’éducation à adopter « le jour où je serai parent, pas question que mon enfant fasse des colères en public ! » etc… Hélas, la réalité va nous confronter à des situations pas si simples à gérer et parfois éloignées de nos « théories ».

Tout d’abord à quoi se résume notre rôle de parent?

Notre rôle de parent c’est d’être aimants et protecteurs tout en étant fermes, confiants et exigeants. Être gentil et protecteur c’est veiller aux besoins physiques et psychologiques de nos enfants mais également passer du temps avec eux, les aider, les réconforter, jouer avec eux.

Être ferme et exigeant c’est tenir ses règles éducatives, être attentif à ce que les enfants respectent les règles familiales mais également sociétales. Armés de ces préceptes, ils seront aptes à affronter les difficultés qu’ils vont rencontrer tout au long de leur vie. Et c’est l’objectif que nous nous fixons en tant que parents : les aider à devenir autonomes, indépendants.

Les surprotéger ou tout faire à leur place sous prétexte que ça va plus vite, leur nuit. Faire les choses à leur place, les empêche de devenir autonomees:

Un exemple, tout bête: j’vais l’habitude de faire leur valise pour leur départ en vacances. Je me suis alors aperçue, qu’ils étaient incapables de la faire correctement ! La faute à moi-même. J’ai eu l’habitude de les assister de peur qu’ils manquent de quelque chose… Je ne leur ai pas rendu service.

Autre exemple, une amie me racontait qu’à 19 ans, son fils ne savait pas envoyer un courrier… ! En fait, elle avait toujours tout géré. Elle s’est aperçue qu’il fallait qu’elle réagisse car son fils un jour partirait de chez elle et il faudrait qu’il se débrouille seul, évidemment. J’ajouterai que cela évitera à sa conjointe d’avoir tout à gérer …

Est-ce que ces 2 facettes de notre rôle de parent (être aimants tout en étant exigeants) sont contradictoires ?

Pas du tout, elles sont complémentaires.

Par exemple, pour faire plaisir à votre enfant vous invitez un petit camarade à jouer à la maison mais vous limitez l’invitation à 3 heures alors que l’enfant voudrait l’inviter toute la journée. C’est à prendre ou à laisser : vous faites preuve de fermeté. L’enfant doit comprendre que toute activité est limitée dans le temps, parce qu’il y a un rythme et d’autres choses à faire.

De même au moment du coucher, l’enfant a tendance à vouloir que l’on reste le plus longtemps possible dans sa chambre.
Certes il est important de le câliner, de lui lire une histoire. Ma fille a souvent tendance à me demander autre chose, de lui raconter une anecdote…. Bref elle ne veut pas que je quitte sa chambre. Il faut à un moment stopper, je mets alors le haut-là : « je t’ai lu ton histoire, on a discuté maintenant il est temps d’éteindre la lumière. On parlera demain matin car il est temps que tu dormes, demain tu as l’école tu risques d’avoir du mal à te lever ! ». Je l’embrasse et je quitte la chambre.

Certes, si l’enfant a l’habitude de ce caprice et se met en colère, on est tenté de revenir. Mais il faut savoir être ferme et résister. C’est notre rôle de parent. Nous abordons ce problème dans l’article « mon enfant n’arrive pas à dormir ».

Notre mission de parent est donc de limiter les mauvaises attitudes, encourager celles qui sont positives et renforcer la relation avec notre enfant

Limiter les mauvaises attitudes ça signifie, limiter les pleurnicheries, les disputes, les colères… Il faut adopter dans ce cas une posture ferme et exigeante.
Exemple : l’enfant fait un caprice, se roule par terre hurle parce qu’on lui dit qu’il n’est plus l’heure de jouer car il faut se mettre à table. Comptez jusqu’à 3 calmement, avec des silences entre chaque numération.

Surtout ne vous énervez pas ! S’il ne s’est pas calmé à 3, appliquez la sanction : envoyez le faire une pause dans sa chambre ou si ça n’est pas possible, sanctionnez ! Ça peut être : aller se coucher plus tôt, être privé de dessert, ne pas aller jouer chez son copain mercredi, diminuer le temps d’utilisation de la tablette ou l’ordinateur !

Sachez que le silence est souvent plus fort que les paroles que l’on pourrait prononcer
« Le silence est d’or, la parole est d’argent ! ».

Une technique utile pour asseoir notre rôle de parent est de mettre notre enfant face aux conséquences de ses actes ou paroles. Il est important de lui expliquer que tout comportement a des conséquences, ce qui va lui permettre de mesurer ses choix. La sanction sera en fait la conséquence de ses agissements.

Par exemple, s’il ne fait pas ses devoirs, il sera collé par son professeur.
S’il se fait mal en sautant de haut alors qu’on l’avait informé des risques.
Dans ces cas, il est inutile de sanctionner puisque la sanction arrive d’elle-même.

Notre rôle de parent consiste à encourager et renforcer les attitudes positives de nos enfants

Ce sont des techniques de stimulation bienveillantes.
Il ne faut pas hésiter à le complimenter : les éloges sont un véritable motivateur pour l’enfant.

Il est également important de formuler des demandes précises au bon moment. Si vous demandez à votre enfant de ranger sa chambre au moment où il joue avec ses camarades, il se mettra probablement en colère … La situation s’envenimera.

Le système de la minuterie fonctionne très bien chez les enfants de moins de 8-10 ans. Il s’agit de demander à l’enfant de faire une action avant que le minuteur n’ait sonné. Les enfants adorent faire la course ! Je l’ai souvent utilisé pour que ma fille fasse sa toilette.
De même, j’ai souvent utilisé la technique « Es-tu cap de?… ». Par exemple : « Es-tu capable de t’habiller plus vite que moi ? ». Ma fille faisait la course à tous les coups !

Enfin, consolider la relation avec nos enfants passera par des moments de partage, d’écoute. Les moments avec notre enfant en tête à tête sont toujours très agréables. Il s’agit alors de pratiquer une écoute active, le laisser nous raconter ses petites histoires, lui poser des questions pour le faire réfléchir aux situations…

C’est le moment de savourer la relation avec notre enfant !